Les différents moyens de contraception
L'interruption volontaire de grossesse (IVG)
Il est très difficile de contrôler sa fécondité en permanence entre la puberté et la ménopause, surtout si on ne dispose pas d'une contraception fiable et facile à utiliser. De sorte que, malheureusement, une grossesse non prévue peut survenir chez n'importe quelle femme, à n'importe quel âge.
Cela étant, en France, les deux tiers des grossesses non désirées surviennent chez des femmes qui utilisent une contraception. Cette contraception a échoué soit parce qu'elle n'était pas bien utilisée (par manque d'information), soit parce qu'elle était mal tolérée ou mal adaptée à l'utilisatrice qui ne l'avait pas forcément choisie en connaissance de cause.
L'IVG est autorisée par la loi.
Quand on est conduite à y avoir recours une fois, l'essentiel est d'éviter que cela se reproduise, en choisissant une contraception adaptée à sa situation.
En quoi consiste une IVG ?
Il existe deux méthodes :
- la méthode médicamenteuse (Mifépristone + un analogue de prostaglandines) :
Elle consiste à prendre deux médicaments, soit en établissement de santé, soit hors d'un établissement de santé (dans un centre de planification ou dans un centre de santé ou au cabinet d'un médecin agréé). Ces médicaments entraînent l'arrêt de la grossesse puis l'expulsion de l'embryon, qui peut avoir lieu soit sur le lieu de prise du médicament soit chez vous.
Cette méthode ne peut être pratiquée que jusqu'à 5 semaines de grossesse, soit 7 semaines d'aménorrhée (depuis les dernières règles)
- la méthode par aspiration peut être pratiquée jusqu'à 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée (depuis les dernières règles). Elle a lieu obligatoirement dans un établissement de santé et doit être pratiquée par un médecin ou un chirurgien formé à cette technique.
